Le travail : un milieu d’intervention de première ligne!

Le milieu de travail constitue pour plusieurs un lieu d’accomplissement, de réalisation de soi où se développe une réelle appartenance à une communauté. Ainsi, le milieu de travail devient un espace social propice pour dépister un collègue qui vit une difficulté professionnelle ou personnelle, tout en permettant d’intervenir individuellement pour aider ce collègue. Par ailleurs, depuis le début de la pandémie, nous pouvons observer une augmentation du niveau de stress et d’anxiété chez l’ensemble de la population, ainsi qu’une exacerbation des enjeux psychosociaux tels que la violence conjugale ou les problématiques liées à la dépression. Bien sûr, chez Robert Bernard, nous mettons de l’avant nos politiques concernant le harcèlement ou la violence dans notre organisation, tout en faisant la promotion d’un PAE pour soutenir nos employés de façon confidentielle. Par ailleurs, il est important également pour l’entreprise de fournir certains outils permettant de faciliter une intervention d’un collègue en difficulté.

Reconnaître un collègue en difficulté

Bien qu’il n’incombe pas aux employés d’intervenir auprès d’un collègue qui vit une difficulté, des ressources peuvent lui être utiles. D’abord, il existe de nombreux signaux permettant de constater qu’une personne vit une situation particulière qui lui apporte une détresse psychologique. Nous pouvons en effet observer des changements de comportements, tels que la manifestation plus fréquente d’irritabilité, de colère ou de tristesse, le retrait social, des problèmes de mémoire ou de concentration, des retards sur les échéances ou les projets, un absentéisme plus fréquent, une augmentation des erreurs, une augmentation des plaintes de fatigues ou de douleurs physiques, une négligence dans l’apparence, des troubles de l’appétit et le développement de comportement de dépendance liée à l’alcool, aux drogues ou aux jeux.

Outils pour les employés

Bien que les employés ne soient pas des intervenants en relations d’aide, de petits gestes peuvent faire la différence auprès de la personne en difficulté.

  1. Le partage de ses observations avec la personne concernée. En prenant les devants et en ouvrant directement le sujet avec délicatesse, nous exprimons à la personne que nous sommes à l’écoute.
  2. Être à l’écoute des réponses que la personne fournit, sans porter de jugement. Si la personne s’ouvre, il est important d’éviter de porter des jugements de valeur, mais de plutôt poser des questions pour mieux comprendre sa situation.
  3. Rassurez la personne et l’encourager à régler la problématique une étape à la fois
  4. Faire appel à d’autres personnes, si nécessaire. En effet, dans certaines situations, la meilleure solution sera de tenter de diriger le collègue vers une personne en qui elle a confiance.
  5. Trouver des ressources externes qui peuvent aider la personne, telle que le PAE de l’entreprise, un professionnel de la santé un organisme à but non lucratif et la diriger vers ces ressources.
  6. Si la personne a des idées suicidaires, il devient très important de l’inviter à aller chercher de l’aide. Si la personne refuse cette aide, il ne faut pas rester seul avec la situation. Un supérieur immédiat peut être avisé et une ligne d’intervention, telle que Suicide-Action Montréal peut fournir du soutien et des conseils.
  7. Finalement, il est important de rester discret au sujet des difficultés vécues par la personne afin de conserver un lien de confiance!

Nous croyons que ces petites actions peuvent faire une grande différence dans la vie de la personne qui pourrait avoir besoin d’aide, tout en permettant d’outiller les employés sur ces situations délicates!

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